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Bâtiments HQE : le Loiret passe au vert

Au collège Henri Becquerel, le responsable de site et les agents techniques du collèges ont été formés aux gestes éco-responsables.

Au collège Henri Becquerel, le responsable de site et les agents techniques du collèges ont été formés aux gestes éco-responsables.

(Photo D. Chauveau)

09/01/2013
Grâce à sa stratégie énergie et à sa démarche HQE, le Conseil général réduit considérablement sa consommation de fluides. D’ores et déjà, 16 sites ont recours aux énergies renouvelables.
Dimension sociale. "Géothermie, photovoltaïque, récupération des eaux pluviales, optimisation de l’éclairage… Ici, grâce à ces dispositifs innovants, le Département réduit en moyenne par quatre sa consommation d’énergie par rapport à un bâtiment tertiaire classique", explique Fabrice Chailloux, expert au pôle Bâtiments du Conseil général, à propos de l’immeuble "Le Loiret". Résultat : un DPE* en classe B et des émissions de GES** quasi nulles (2 kg de CO2/m2/an) pour ce bâtiment qui héberge depuis un an certains services du Conseil général.

Une performance qui va dans le sens de la réglementation thermique 2012, qui impose de diviser par trois la consommation énergétique des constructions neuves. Mais le gain n’est pas qu’économique ; la dimension sociale compte aussi, notamment à travers le bien-être des usagers. Diane Vilpoux, assistante administrative au pôle Bâtiments, a ainsi quitté son bureau du 10 rue Émile Zola pour intégrer les nouveaux bureaux orléanais du "Loiret", le premier bâtiment tertiaire public HQE et BBC de France. Elle confirme : "Malgré l’open space, nous avons un bon confort sonore. Il fait bon été comme hiver. Et, surtout, je n’ai plus cette moquette et ce système de ventilation vieillissant qui ont accentué mon allergie aux acariens ! Je n’éternue plus..."

Gestes économiques. Ouvert en septembre 2011, le collège Henri Becquerel, à Sainte-Geneviève-des-Bois, est également certifié HQE. Équipé d’une chaufferie bois, de la géothermie et de panneaux solaires, il réalise lui aussi des économies notables : "Les consommations en eau et électricité sont même inférieures aux prévisions, note Samantha Robino, chargée de mission Développement durable. Celles de gaz et de bois restent toutefois supérieures, car la première année est celle de l’ajustement des réglages..." Charge au partenaire exploitant de respecter les seuils de consommation, sous peine de pénalités.

De plus, à Becquerel comme ailleurs, 250 responsables de sites et agents techniques des collèges ont été formés aux gestes éco-responsables : "Un bon geste, c’est 5 à 15% d’économie sur la consommation des fluides", note Samantha Robino. "Tous ces programmes s’inscrivent dans la stratégie énergie du patrimoine du département, mise en place en 2009, explique Fabrice Chailloux : 16 sites ont ainsi recours aux énergies renouvelables, permettant une baisse de 12% au m2 et ce malgré le coût structurel de l’énergie."
Comme le Département, la ville d’Orléans, pour son futur hôpital, ou encore la commune d’Olivet, pour sa nouvelle piscine "L’Inox", ont fait le choix du HQE : "En Allemagne 60% des piscines sont en inox : totalement recyclables, facilement transformables et d’un entretien minime, déclare Michel Roques, adjoint au maire d’Olivet chargé des travaux fonciers. La modernisation de la piscine du Poutyl se fera peut-être également en inox..."

E. Boutheloup

* Diagnostic de performance énergétique
** Gaz à effet de serre

 
 




Rédigé par Gwenaël Cuny

mise à jour le 9 janvier 2013