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Entre esthétisme et performance technique. Accueillis au son des cors de chasse, plus de 300 personnes ont découvert le 18 septembre les travaux réalisés sur l'ancienne halle de Bellegarde, démontée, restaurée et installée à Chamerolles. L'édifice, exemple de l'architecture du XVIIè siècle, était voué à la démolition avant que le Département ne décide de le sauvegarder. "Nous avons cherché un site comportant une valeur historique et esthétique pour y installer la halle, explique le Président du Conseil général Eric Doligé. Elle donne aujourd'hui une plus value importante au château de Chamerolles, constituant un lieu d'accueil de qualité pour des expositions et séminaires". Un pari risqué, car comme l'affirme l'architecte Yves Grémont qui a suivi le projet, "il existe peu de chantiers de restauration comprenant également le déplacement d'un tel bâtiment". Sous sa charpente, massive, le bâtiment où flotte l'odeur du bois, a belle allure. Lumineux grâce à ses murs vitrés, il allie esthétisme de par l'utilisation de matériaux traditionnels, confort (isolation acoustique et thermique) et économie d'énergie par le biais d'un système de géothermie performant. Près de 3,7 millions d'euros auront été nécessaires au Conseil général pour mener à bien ce chantier auquel ont participé la Région et l'Etat. Voyage dans le temps. La halle entame aujourd'hui sa seconde vie au pied du château de Chamerolles en accueillant l'exposition "Aux origines du Loiret, de la Préhistoire à l'A19", organisée par le Conseil général en partenariat avec l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) et la société Arcour (concessionnaire de l'A19). Elle présente quelques uns des trésors exhumés lors des fouilles précédent la construction de l'autoroute A19. Bijoux, armements, mobiliers... L'exposition, agrémentée de maquettes et d'animations, permet de découvrir l'habitat, l'évolution des techniques de production agricoles ou artisanales, les pratiques funéraires ou encore les rituels religieux utilisés dans le département. Plus de 270 objets sont présentés. "Les fouilles auront permis de mettre à jour une occupation forte et rurale du département dès l'époque gauloise, détaille Jean-Paul Jacob, Président de l'Inrap. Mais aussi des agglomérations secondaires, des demeures aristocratiques... et surtout ouvre la voie à de nouvelles pistes de recherche".
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