"...Bien vite les personnages vont perdre leur visage, puis devenir
acéphales, enfin sans membres. Des torses d'hommes souvent
ithyphalliques occupent tout l'espace. Ce ne sont pas des corps mutilés. Les couleurs très violentes, peintes à l'acrylique s'imprègnent de celles des saisons. L'ensemble du tableau est bien équilibré, mais en fait
ce qui importe pour Luis LEMOS c'est l'attitude seule des personnages, bien plus que l'exactitude anatomique. L'à-plat crée une dimension et une force exceptionnelle à ces premières vraies peintures. La nouvelle écriture donne à voir la magie du corps au travers d'une triangulation fondamentale : Dieu, le sexe et la mort. Luis LEMOS en fait
les emblèmes d'un étendard brandi tout au long de son ouvre.
Bien entendu, il dénonce tout cela en le glorifiant... Il utilise le tabou, le transgresse, le ridiculise pour mieux l'amplifier, l'enrichir..."