« Transformer le mécanique
en organique pourrait être le trait principal du travail de Christophe
DUMONT. Le mystère de son atelier vient d’une quantité
indéfinissable d’objet abandonnés, rouillés, meurtris
par l’usure de l’homme ou de la nature : un tapis d’interrogations,
de propositions au-dessus duquel, élevée sur de nombreux socles,
la vie a repris naissance.
Si les chevaux se veulent réalistes dans leurs proportions, ou leurs
attitudes, le reste du bestiaire, essentiellement marin, est beaucoup plus
instinctif, libre, s’accordant au hasard d’une rencontre avec
un matériau usé, métal ou bois. Par sa forme ou par sa
patine, donne la direction à suivre dans le délire naturaliste,
pour disparaître totalement en laissant place à une créature
nouvelle, créature qui complètera le catalogue irraisonné
du « Muséum d’Histoire Surnaturelle » de
Christophe Dumont. »