« J’ai souvent entendu
des gens s’exclamer devant une photographie et dire : « Elle
est si belle qu’on dirait un tableau… » d’autres
ont souhaité connaître le prix de ces photographies, ce tarif
engendre une grimace et après réflexion on demande où
cette photographie a été prise pour aller la faire à
meilleur coût !
J’en ai entendu d’autres encore penser tout haut que la qualité
n’était qu’un détail de la quantité.
Tous les jours je me demande ce que peut être la photographie, (celle
que pratique, entre autres, Guillaume Fourcaut). La photographie serait peut
être une discipline artistique qui aurait quelque chose d’indéfinissable
en moins des autres disciplines ? Dans le doute on la tolère.
Elle a quelque chose d’anonyme, c’est ce qui gène mais
cet anonymat devrait aider ceux qui la pratique à être clair
avec leurs ambitions.
Je ne sais pas pourquoi Guillaume Fourcaut fait des photographies, je sais
seulement depuis quand. Très vite il a trouvé une méthode
sans jamais la définir, peut être, c’est seulement la sienne.
En effet il ne mitraille pas et il ne donne pas non plus l’impression
de faire de véritables choix. Ferait-il des entorses aux règles
qu’il ne s’y prendrait pas mieux. Je le vois comme une sorte de
collectionneur-économe d’instants photographiques. Et l’idéal
est de ne jamais se poser la question si l’image est réussie
ou pas. Une image est réussie si elle existe ! ? »
Philippe Martinez
« Un certain regard sur la photographie. Graphiste de formation,
Guillaume s’est intéressé sous l’influence de
Monsieur Philippe Martinez à une photographie sensitive, spontanée,
laissant l’idée d’une magie à l’acte. Les
flous, les décompositions d’images sont une recherche sur le
sens de la photographie. La photographie est aussi un moyen de marquer les
étapes de sa vie, de laisser la trace du temps. De la photographie
jetable, à la chambre, l’acte photographique se répète
comme une nécessité. »
Emmanuelle Tiêu