Il est né à Brno en Tchécoslovaquie... De l'audace, de l'ampleur, de la matière, il adapte à son tempérament une culture imprégnée par le mouvement cubiste et la littérature d'avant-garde. Très vite les érudits remarquent cette graine de talent qui mène front une activité de peintre et sculpteur. Caresser, effleurer palper, pétrir... son instinct pousse Libor à ces multiples dialogues nécessaires à l'étude poussée qu'il réalise de ses œuvres. Depuis l'adolescence, il n'est pas de l'espèce des prétentieux qui boudent l'apprentissage. Humble, discret, travailleur, il courbe l'échine, apprend, exécute à la chaîne des bas reliefs, sculptures etc... Puis sa journée terminée, il s'enferme dans son atelier personnel pour réaliser ses propres œuvres. A 18 ans, il devient le plus jeune membre de l'Union des Artistes tchécoslovaques. Mais depuis plusieurs années, il rêve, en vain de rejoindre son frère à Paris. Malgré sa célébrité les autorités tchèques lui refusent toute sortie du territoire. Il lui faudra attendre l'été 1968 pour voir enfin, dans la confusion générale du contexte historique d moment, son rêve se réaliser. Il rejoint très vite les Beaux Arts et intègre l'atelier de rené Collamarini et s'installe au nord du Loiret.