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Les
fonds
Près de 22 km de rayonnages
occupés par des milliers de volumes, de microfilms,
de photos, de papiers de toutes sortes... |
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La richesse des fonds des archives est
inépuisable et permet à de nombreux chercheurs de trouver
les ressources nécessaires à la poursuite de leurs travaux. |
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Présentation
des fonds |
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Les documents d'archives sont classés selon
deux grands critères : leur origine et leur époque. Des
textes réglementaires ont fixé au XIXe et au XXe siècles
un cadre de classement valable dans ses grandes lignes
sur tout le territoire national et présentant des adaptations
propre à chaque centre d'archives. |
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Fonds
antérieurs à 1790 |
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Les séries anciennes (séries A à I) ont
été presque totalement anéanties en 1940, cependant près
de 29 mètres linéaires de documents sont actuellement
cotés dans ces séries grâce à des compléments substantiels
intégrés depuis la guerre. Outre de prestigieuses pièces sauvées de flammes
(telles les chartes de Charles le Chauve en 841 et
844), quelques ensembles intéressants sont
à signaler, provenant des fonds de l'apanage d'Orléans
(série A), des Ponts et chaussées (série C suppl.), de
l'université d'Orléans (série D). La communication de
ces documents n'est consentie que sous la forme de microfilms,
sauf exceptions justifiées par la nature des recherches
suivies. D'autres fonds pourront pallier les lacunes de
ces séries, notamment les archives notariales et les archives
privées. Deux instruments de recherche existent
: l'inventaire sommaire imprimé, en 5 tomes, établi avant
1940, avec index dactylographié, et un Etat sommaire des
documents des séries A à I non détruits en 1940 et des
entrées postérieures à 1940, dactylographié. |
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Epoque révolutionnaire |
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Les documents relatifs aux administrations
du département, des districts et des cantons pour la période
révolutionnaire (de 1790 à 1800) forment une série
particulière (série L) en raison du caractère exceptionnel
des événements survenus et des mesures politiques ou administratives
qui s'en sont suivies. Si un certain nombre de
dossiers a été anéanti par fait de guerre en 1940, plus
de 22 mètres linéaires de documents ont échappé aux destructions
dont de beaux ensembles d'imprimés et affiches et des
pièces intéressantes concernant les comités de surveillance
et les sociétés populaires, les biens nationaux provenant
du clergé et des émigrés, les contributions et les affaires
militaires, la Haute cour nationale d'Orléans, ainsi que
les municipalités de cantons, etc... En 2001, un important
travail de classement, inventaire et indexation assorti
d'une opération systématique de microfilmage et de conditionnement
approprié a été entrepris. La consultation des fonds,
sous forme de microfilm, est prévue d'ici la fin 2002. |
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1800-1940 |
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Riches de près de 2 500 mètres linéaires
de documents, les fonds modernes sont entièrement classés
dans le respect des séries du cadre de classement des
archives départementales et inventoriées dans un fichier
manuel. Ces archives proviennent de la Préfecture, des
services extérieurs de l'Etat, dont certains aujourd'hui
disparus comme l'ancienne académie d'Orléans, par exemple,
et des juridictions. Ces fonds ont subi les destructions
de l'incendie de juin 1940, cependant certaines séries,
comme celle relative aux travaux publics ont été presque
entièrement préservées. |
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Après
1940 |
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Les archives contemporaines, avec leurs
10 000 mètres linéaires de documents, si elles couvrent
une période d'à peine plus d'un demi-siècle, sont les
plus nombreuses, et s'accroissent de plusieurs milliers
d'articles chaque année. Elles sont constituées des fonds
du Conseil général, de la Préfecture, des services extérieurs
de l'Etat et des juridictions, mais aussi de ceux des
établissements publics de coopération intercommunale et
d'organismes de droit privé à mission de service public.
Les versements entrés aux Archives départementales jusqu'en
1985 sont inventoriés sur le fichier manuel commun avec
les archives des fonds modernes. Les versements postérieurs
à cette date font l'objet de répertoires dactylographiés.
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Archives
communales déposées |
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Les archives des communes constituent la
mémoire écrite de la vie locale. On y
trouve notamment trois catégories de documents essentiels
: les registres paroissiaux (pouvant remonter jusqu'au
XVIe siècle) et d'état civil ; les registres de délibérations
du conseil municipal, dans la majorité des cas tenus depuis
la Révolution ; les documents cadastraux (matrices, états
de sections et plans) établis dès le début du XIXe siècle.
S'y ajoutent : les documents électoraux, les recensements
démographiques, les statistiques agricoles, les documents
relatifs aux périodes de guerre, les comptes et budgets,
les dossiers de construction des bâtiments et de travaux
publics... Mis à part les registres paroissiaux, les pièces
datant de l'Ancien régime sont rares et concernent une
dizaine de communes ayant eu une autonomie avant la Révolution.
Propriété publique, les archives des communes sont inaliénables
et imprescriptibles. Leur conservation, leur classement
et leur communication obéissent à des règles précises
(cf. cadre de classement des archives communales). |
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Ainsi les fonds des communes de moins de
2 000 habitants doivent-ils être déposés aux Archives
départementales qui peuvent accueillir également les fonds
de communes plus importantes qui ne disposent pas d'un
archiviste municipal. Depuis 1971, la section Archives
communales a ainsi réalisé près de 200 opérations de classement
et d'inventaire réglementaires (cf. table des inventaires
d'archives communales dans laquelle l'usager trouvera
également les informations relatives au lieu de conservation
des fonds (mairie ou Archives départementales). |
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Archives
hospitalières déposées |
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Les séries anciennes renfermaient quelques
dossiers hospitaliers qui ont disparu en 1940. L'intérêt
qu'offrent les archives classées de 22 établissements
hospitaliers (série H-dépôt) en est d'autant plus grand.
La plupart des fonds antérieurs à 1790 comportent des
documents datant du XVIIe s., voire du XIIIe s. pour Orléans
; il s'agit essentiellement de titres de propriétés, les
documents concernant les malades étant très peu nombreux
pour l'Ancien Régime.
Après classement, souvent réalisé par le service interhospitalier
d'archives (créé en 1972 et actif jusqu'à la fin des années
1980) les fonds ont pu être conservés par les établissements
d'origine, où ils sont consultables, ou déposés aux Archives
départementales. Ces derniers représentent 66 mètres linéaires
de rayonnage. Les répertoires dactylographiés
inventoriant tous ces fonds, déposés ou non, sont consultables
aux Archives départementales |
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Archives
notariales |
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En application de la loi du 14 mars 1928
sur les archives notariales et de la loi du 3 janvier
1979, qui confère aux minutiers notariaux le statut d'archives
publiques et prescrit le versement des minutes et répertoires
de plus de cent ans aux Archives départementales,
plus de 4 km linéaires d'archives notariales, dont les
plus anciennes remontent à 1380, ont été versés aux Archives
départementales du Loiret.
Les actes notariés, qui possèdent une valeur juridique
et probatoire initiale, constituent à terme une source
particulièrement riche pour l'histoire de l'Orléanais,
notamment dans ses aspects économiques et sociaux, sans
oublier bien sûr l'intérêt pour la généalogie. De beaux
ensembles de minutiers antérieurs à 1500 concernant Beaugency,
Jargeau, Orléans et Meung-sur-Loire permettent aussi des
études d'histoire médiévale. Parmi les pièces jugées les
plus dignes d'intérêt, signalons le registre des minutes
rédigées de 1429 à 1430 par Guillaume Girault, notaire
au Châtelet d'Orléans, qui contient un récit de la libération
d'Orléans par Jeanne d'Arc. Chaque année, nos magasins
accueillent en moyenne 100 nouveaux mètres linéaires (cf.
l'état des dépôts et versements d'archives notariales). |
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Le lecteur trouvera aussi en salle de lecture
: des répertoires numériques, la plupart assortis de nombreuses
notes signalant des actes importants ou anecdotiques ;
des fichiers "noms" (notaires + personnes citées en notes
+ lieux d'exercice des notaires + lieux cités en notes);
un fichier "matières" portant sur les métiers et fonctions
et les sites et bâtiments cités en notes ; un fascicule
de 85 pages comprenant une bibliographie spécialisée et
un guide des sources complémentaires. Afin de faciliter
les consultations et d'éventuelles reproductions sans
risque d'altération des originaux, un programme pluriannuel
de microfilmage systématique des minutiers d'Ancien Régime
a été entrepris, la période antérieure à 1550 étant d'ores
et déjà couverte. Le microfilmage des minutiers de 1550
à 1800 est en cours, suivant l'ordre alphabétique des
lieux d'exercice. Le premier volume du
Guide des archives notariales antérieures à 1800 microfilmées
a été mis à la disposition du public : il concerne les minutiers
des notaires en exercice dans les localités dont le nom
commence par un A. |
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Archives
privées |
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Les archives privées (série J) sont les
documents entrés aux Archives départementales par voie
"extraordinaire" (dons, legs, achats, dépôts), qui n'ont
pas été produits dans le cadre d'une mission de service
public : ce sont des fonds de familles, d'entreprises,
d'associations, de syndicats et des archives cultuelles
(évêché, paroisses). Les pièces isolées sont classées
en sous-série 1 J, les fonds reçoivent un numéro
de sous-série, à partir de 2 J. Les sous-séries 50 J à
400 J sont réservées aux archives cultuelles.
Il faut signaler plus particulièrement l'intérêt des collections
Jarry (2 J) et Joursanvault (6 J) qui pallient en partie
les lacunes des séries anciennes. Instruments de recherche
: inventaires imprimés (5 J et 6 J), fiches manuscrites
et répertoires ou inventaires multigraphiés, fiches descriptives
informatisées (qui alimentent la base BORA des Archives nationales). |
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Documents
figurés |
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Les documents figurés (série Fi) sont les
cartes, plans, dessins, gravures, estampes, cartes postales,
affiches, photographies, entrés aux Archives départementales par voie "extraordinaire"
et les clichés photographiques réalisés par le laboratoire
des Archives.
Cette série n'est constituée que de documents entrés après
1940, l'ancien fonds ayant été entièrement détruit. Elle
compte environ 4000 cartes, plans, dessins ou gravures
(sous-séries 1 Fi et 2 Fi), 22 000 cartes postales, 87
000 clichés et plusieurs centaines d'affiches. Ces
documents sont les compléments indispensables à toute recherche menée aux Archives départementales,
notamment pour la période XVIIe-XXe siècles : cartes du
département et de circonscriptions d'Ancien R égime, plans
et vues de villes et de bâtiments, portraits de personnages
nés, morts ou ayant vécu dans le Loiret, paysages et scènes.
Plusieurs instruments de recherche, partiels, existent
: fichier informatisé pour 1 Fi et 2 Fi, fichier manuel
et registres illustrés de reproductions pour les photographies
et cartes postales. |
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Bibliothèque |
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Les Archives départementales du Loiret abritent
une collection exceptionnelle, reconstituée après les
destructions de la dernière guerre, d'environ 30 000 volumes.
On y trouve des études, anciennes
ou récentes, relatives au département, à son patrimoine,
aux événements marquants de son passé. Les collections
de la presse départementale et locale ont été entièrement
détruites en 1940. Une reconstitution, bien qu'incomplète,
en a été effectuée par le microfilmage des collections
d'autres dépôts.
Enfin, une bibliothèque administrative rassemble les ouvrages
et manuels issus des fonds d'archives modernes et contemporaines
ainsi que les publications régionales et locales d'administrations
et organismes divers. |
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