Côté Loiret > Dans la nature > Balades en Loiret
Festival de Sully-sur-Loire
La Caravane de Loire
Le Loiret vous réussit
S.I.G. GéoLoiret
Service public Loiret
Site international du Loiret
Ulys, le réseau de transports
Agence de développement Economique du Loiret
Comité départemental de tourisme
Arts plastiques dans le Loiret
Archives départementales
Bibliothèque du Loiret
CEPRI
Haut débit Loiret
Ma Planète en Tête
 
Aide en faveur du transport scolaire des élèves
Le Département s'engage dans le projet Eolian 12/08/2003
Fonds d'accompagnement culturel aux communes
Programme d'aide à la création, l'aménagement et l'équipement de bibliothèques municipales
Aide aux communes pour leurs immeubles et objets immobiliers protégés au sens des monuments historiques
Aide aux écoles de musique, de danse et de théâtre
 
 

 

 

 

Le VTT en toute liberté sur les berges. (D.C.)
Balade au long du canal d'Orléans

Tranquillement, entre forêts, étangs et petits bourgs, le canal d'Orléans s'étend au fil de ses 27 écluses. D'Orléans à Montargis, des chemins de halage aménagés invitent les promeneurs à découvrir un domaine naturel unique.
 

Une ambiance magique. A quelques pas du pont Thinat gît une écluse érodée par le temps : souvenir historique indélébile des grandes heures du canal d'Orléans. Déclassé par l'État en 1954 pour manque de rentabilité (voir encadré historique), ce vestige royal du XVIIe siècle n'en reste pas moins l'une des plus remarquables curiosités touristiques du Département. Aujourd'hui comblé et recouvert par l'asphalte des parkings du quai du Roi, le tracé du canal peut paraître morne et monotone. Mais la patience du promeneur est vite récompensée.

En effet, dès le premier repère du "Cabinet Vert" où la route s'écarte et les bruits s'apaisent, le marcheur pénètre dans cette ambiance unique où, pendant quelques kilomètres, il peut cheminer sur un mince ruban pierreux séparant la Loire et le canal accolés l'un à l'autre jusqu'à Combleux. Les belles maisons de front de Loire font le charme de cette portion du parcours. Quelques colverts gourmands guettent le pain des promeneurs tandis que les cormorans se livrent à d'incessantes plongées à la recherche de leur ration de poisson.

Un double-visage. Les remparts du château de Saint-Loup marquent l'arrivée à Saint-Jean-de-Braye, jadis bourg de vignerons et de mariniers. Sur les murs de cet imposant édifice, l'échelle des crues ligériennes témoigne des importantes inondations de 1846 et 1856. Le temps de saluer quelques joggers et VTTistes qui font du canal un véritable parcours de santé et le touriste, poursuivant le chemin de halage, parvient à Combleux, élégante bourgade fleurie. Passé l'écluse de la Patache, d'où la vue panoramique sur la Loire reste imprenable, "L'Hôtel de la marine" évoque avec grâce le temps où Combleux était un port et abritait des mariniers.

Parfois, une gabare amarrée rappelle la richesse de cette histoire. Un détour par les bords de la Loire permet est l'occasion de contempler les maisons typiques des bateliers ainsi que les nombreuses barques des pêcheurs. Après l'écluse, le canal, remontant vers le nord-est pour entrer dans les terres laisse le fleuve plus au sud. Le second visage du canal apparaît alors. Plus sauvage, il offre un véritable havre de paix... Au loin Chécy où Jeanne d'Arc traversa la Loire avant d'aller délivrer Orléans. Progressant vers la petite commune, le promeneur ne peut manquer le superbe lavoir du XIXe siècle. Edifié par l'administration du canal, il témoigne avec nostalgie de l'époque où les femmes venaient y faire leurs grandes lessives de printemps. Situé en contrebas, le lieu offre un joli panorama de Chécy et son église gothique, classée monument historique.

Un splendide château Renaissance. Entre coteaux, maisons de caractère et cultures de colza, le canal évolue, dans une agréable fraîcheur végétale, jusqu'à Pont-aux-Moines, terme du parcours le plus fréquenté. Après la visite du musée du canal à Donnery, il est possible d'embarquer sur l'Oussance pour une croisière reposante entre Fay-aux-Loges et Combleux. Invitation à la découverte d'une faune et d'une flore aquatique particulièrement riche. À cette occasion, une flânerie dans le bourg de Fay fera admirer l'étonnante église du XIIe siècle, toute en pierre jusqu'au clocher.

Le canal pénètre ensuite dans la zone domaniale de la forêt d'Orléans. Faisant route vers Combreux, le promeneur longe d'abord l'étang de la Vallée, dont les 71 ha en font un véritable pôle estival. Puis, il entre dans le bief de partage du canal (la plus longue portion sans écluse, soit 18,93 km et la troisième au monde), qui mène jusqu'à Vieilles-Maisons. Tutoyant les étangs du Brin d'amour et du Crot aux sablons, Combreux rayonne par la présence de son splendide château Renaissance.

Sauvage et beau. Les berges sauvages et quasi désertes conduisent ensuite le promeneur jusqu'à la coquette bourgade de Sury-aux-Bois après laquelle le canal descend vers le Sud-Est et traverse le pont des Beignets. Il se dirige vers Châtenoy, longeant une nouvelle fois la forêt d'Orléans en bordure de l'étang de la Noue Mazone. Puis, c'est de nouveau une vue familière : l'écluse du Point de Partage qui marque la fin du bief du même nom et première des trois écluses de Grignon. Grignon? L'incontournable village d'où le négociant parisien Robert Mahieu fit démarrer la construction du canal, en 1678, pour transporter son bois jusqu'à Buges. Non loin de là se trouve la rigole de Courpalet, principale rigole d'alimentation du canal qui fournit 1 800 m3 d'eau par jour au bief de partage.

Passé Coudroy, le canal remonte vers le Nord-Est, en direction de Montargis laissant derrière lui un paysage aquarellé où la douce lumière du soleil sublime les massifs forestiers. Le marcheur pénètre, petit à petit, dans la zone agricole et plus dégagée du Gâtinais. Là, des champs jaunes de colza et d'immenses près verts s'étendent à perte de vue. Après Chailly-en-Gâtinais, le canal traverse Chevillon-sur-Huillard. Son église à caquetoir et sa passerelle tournante retiendront quelques minutes le promeneur avant qu'il ne fasse route vers Saint-Maurice-sur-Fessard puis l'écluse de la Folie, dernière du parcours avant le bief de Buges.

Pour celui qui courageusement a pu fouler les 78 km de berges sauvages, Buges se révèle un terminus étonnant. Point de jonction des canaux d'Orléans et du Loing, la ville s'exprime à travers une architecture fluviale de ponts métalliques de style Eiffel. Autour, toute une structure de promenade aménagée. Une ambiance guinguette de bord de Marne annonce le passage du traditionnel bateau-promenade de Chalet, tandis qu'une péniche, aujourd'hui d'Amsterdam, franchit une écluse de plus, en route vers Paris. Les plus courageux pourront continuer cette promenade le long des canaux du Loing ou de Briare. Alors n'hésitez plus, à vélo, à pied où en canoë laissez-vous tenter par cette aventure tranquille et bucolique. Et découvrez le département comme vous ne l'avez jamais vu... Au fil de l'eau.

E.B.
 
Histoire de canal
Si le canal existe, on le doit bien à Robert Mahieu. En 1676, ce négociant en bois soucieux d'acheminer ses cargaisons vers Paris demande au duc d'Orléans l'autorisation de creuser un canal entre Grignon et Buges, situé sur le Loing et point stratégique d'accès à la Seine. Deux ans plus tard la voie d'eau est ouverte. Mû par une vision commerciale ambitieuse, Mahieu suggère alors son prolongement jusqu'à Orléans. Mais il est vite à cours de fonds et Louis XIV intervient, l'obligeant à céder son projet au duc d'Orléans. Inquiète de cette nouvelle concurrence, la Compagnie des Seigneurs de Briare tente d'empêcher la réalisation du canal Loing-Loire. Mais en 1681, au terme d'une longue bataille juridique, le duc d'Orléans cède à son tour ses droits à des financiers du royaume, qui au bout de six ans se verront reprendre la concession du canal pour mauvaise gestion? Le chantier est confié à Jean de Creil, intendant de la Généralité d'Orléans, qui achève en 1691 le canal jusqu'à Combleux, pour un siècle de prospérité consacrant l'axe Nantes-Orléans-Paris. En 1793, le canal devient propriété nationale. Bonaparte en confie la gestion en 1807 à la Régie des Droits Réunis, et deux ans plus tard le vend à la Compagnie des canaux d'Orléans et du Loing. L'exploitation est rentable mais fragilisée par l'essor du chemin de fer. Aussi, en 1860, l'Etat rachète les actions de la Compagnie, la dissout trois ans plus tard et place le canal sous le contrôle des Ponts et Chaussées. À la faveur du programme national de modernisation du réseau fluvial lancé en 1879, son extension vers Orléans est étudiée puis déclarée d'utilité publique en 1907. Les travaux débutent l'année suivante, et le 3 juillet 1921, la nouvelle portion Combleux-Quai de Fort Alleaume est inaugurée. Las ! en 1954, sous le poids conjugué de l'avènement du rail et de l'abandon de la Loire comme voie navigable, l'Etat déclasse le canal. Loué en 1967 à une association de pêcheurs, le canal est finalement mis en 1984 à la disposition du Département du Loiret.
(d'après " Le canal d'Orléans au fil du temps " de Roland Rabartin , ouvrage édité en 1993 par le Conseil général).

Le canal d'Orléans et le Conseil général
Propriété de l'Etat, le canal a été mis en 1984 à la disposition du Département du Loiret pour 50 ans. La gestion de ce domaine est assurée depuis 1978 par le Syndicat mixte de gestion du canal d'Orléans et de ses annexes. Présidé par Michel Grillon, conseiller général et maire de Boiscommun, ce syndicat regroupe le Département et les 19 communes riveraines.
Plus de 7,6 millions d'euros ont déjà été investis par le Conseil général pour offrir une seconde jeunesse au " domaine " du canal d'Orléans, qu'il s'agisse de viabiliser ses berges, de créer des pistes cyclables, de restaurer six écluses et leurs maisons éclusières ou encore de réaménager les campings de l'étang des Bois et de l'étang de la Vallée. Cette année, le canal va bénéficier d'un bilan de santé complet afin d'envisager la poursuite de sa mise en valeur touristique ainsi que sa remise en eau progressive.
 
C'est pratique
Contacts

Syndicat mixte de gestion du canal d'Orléans (SMGCO)
61 bis, route de Nestin - BP 8
45450 Fay-aux-Loges
Tél. : 02 38 46 82 90
Brochure détaillée sur les balades et bases de loisirs qui jalonnent le canal.

Base de loisirs de l'étang de la Vallée
Situé à 3 km de Vitry-aux-Loges et 30 km d'Orléans.
Tél. : 02 38 59 49 35 77
Plan d'eau de 71 ha. Camping au 02 38 59 35 77.

Base de loisirs de l'étang des Bois
Situé à 6 km de Lorris et 45 km d'Orléans.
Tél. : 02 38 92 32 00
Plan d'eau de 16 ha. Camping.

Croisière à bord de l'Oussance
Promenade avec passage d'écluses entre Fay-aux-Loges et Combleux.
Téléphoner à Loisirs Accueil Loiret
au 02 38 62 97 34 ou au secrétariat du Syndicat du canal d'Orléans
au 02 38 46 82 91.


 



 
  • Le Loiret en cartes
  • Relief, climat, paysages
  • 41 cantons et 334
    communes
  •   Pour connaître les principaux chiffres du Loiret
     
  • Du côté des musées
  • Les châteaux
  • Archéologie
  • Patrimoine religieux
  • Artisanat d'art
  • Curiosités
  •  
  • Arboretums, parcs et
    jardins

  • Sologne et forêt
    d'Orléans

  • Histoires naturelles
  • La Loire et les canaux
  • Balades en Loiret
  •  
  • Les produits du terroir
  • Les recettes du Loiret
  •  
  • Célébrités
  • Artistes et Artisans d'art
  • Passionnés
  •   Le Comité départemental du Tourisme vous accueille sur son site.
      Musées de la région Centre
    Parc floral de La Source
    Pêcher dans le Loiret
    Tout sur l'Est du Loiret
    Val de Loire - Patrimoine mondial
    Vins de l'Orléanais
    Le Pays du Gâtinais
    Le village des boîtes à lettres
    Logis de France
    Presduloing.net

    Mentions légales