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Promenons-nous
dans les bois... de la forêt d'Orléans
> La forêt
d'Orléans reste une destination incontournable
pour les balades printanières. Avec ses 35
000 hectares, sa faune, sa flore, c'est un
univers rempli de vie et de légendes qui attend
le visiteur. |
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Un arc de cercle de verdure.
150 000 arbres arrachés ou déracinés, 100 000
m3 de bois à débiter soit les deux tiers de la
récolte annuelle. Voilà en deux chiffres le bilan
de la tempête de décembre pour la forêt d'Orléans.
" C'est une véritable catastrophe mais les conséquences
sont moins dramatiques que pour les forêts de
l'est de la France ", explique Daniel Buon, responsable
communication de l'Office national des forêts.
Pour les mois à venir, l'activité sera intense,
le bois devant être rapidement ramassé.
La forêt d'Orléans portera longtemps encore les
séquelles de cette matinée de décembre. Il faudra
au moins dix ans avant que la reconstitution de
la forêt ne soit achevée. Malgré tout, avec le
printemps, la vie reprend ses droits dans la plus
grande forêt domaniale de France. D'Orléans à
Gien, elle forme sur 60 km un immense arc de cercle
de verdure. Pour présenter la forêt, il est logique
de commencer par les arbres. A tout seigneur,
tout honneur, le chêne y occupe plus de la moitié
de la surface. Un beau spécimen tricentenaire
peut être vu au carrefour du Chêne de l'évangile.
Une multitude d'essences.
En deuxième position, le pin sylvestre recouvre
plus du tiers de la forêt. On le reconnaît à son
feuillage vert bleutée, aux aiguilles vrillées
assez courtes et au haut de son tronc de couleur
saumonée. Autre résineux, le pin Laricio de Corse
est très utilisé pour le reboisement au vu de
la qualité de son bois. La forêt renferme une
multitude d'essences : hêtre, charme, bouleau,
noisetier, tilleul, pommier sauvage... On trouve
même des séquoias géants, dont un représentant
encore jeune est visible au Carrefour des domaines.
Un tel arbre peut atteindre 40 m de haut et plus
de 2000 ans d'âge.
L'immensité de la forêt et ses nombreux points
d'eau sont les éléments favorables au maintien
d'une faune abondante. Plusieurs centaines de
cerfs et biches peuplent la forêt domaniale. Il
n'est pas rare autour du Carrefour de la résistance
d'observer des hardes à la tombée de la nuit ou
au levée du jour. Les chevreuils et les sangliers
se laissent moins facilement surprendre. Par contre,
il est courant de voir gambader un écureuil. Le
petit gibier est aussi abondant (lièvres, faisans)
tout comme la faune aquatique (héron, canard ou
bécassine).
Une rareté : le balbuzard.
Une des principales curiosités de la forêt d'Orléans
se niche auprès de l'étang du Ravoir. Depuis 1984,
des couples de balbuzards pêcheurs y viennent
nidifier, phénomène presque unique en France.
Ce rapace de grande envergure (1,4 à 1,7m) se
reconnaît à son bandeau noir sur la tête. Les
couples arrivent vers la mi-mars en provenance
d'Afrique tropicale et équatoriale. Ils y repartiront
cinq mois plus tard avec un à quatre petits. Pour
gérer, défendre et mettre en valeur ce patrimoine
naturel exceptionnel, l'Office national des forêts
emploie près de 120 forestiers. La forêt d'Orléans
est un gisement d'emplois pour toute l'économie
locale. On peut estimer à environ 8000 les emplois
directs induits, du simple bûcheron à l'industrie
de fabrication de panneaux, en passant par le
débardage, la menuiserie ou l'ébénisterie.
Enfin, il ne
faut pas oublier les milliers de promeneurs qui
toute l'année parcourent à pied, à cheval ou à
vélo les centaines de kilomètres de chemins forestiers.
N'hésitez plus, faites comme eux et partez sur
les traces des cerfs, des biches et des sangliers.
Les passionnés de botanique trouveront également
leur bonheur, tout comme les apprentis ornithologues.
Et à l'automne, les cèpes et les girolles réjouiront
les gastronomes. Alors, les beaux jours venant,
promenez-vous dans les bois en toute quiétude
car depuis longtemps le loup n'y est plus.
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B.C.
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Extrait de Reflets du Loiret
n°50 (février 2000)
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Quelques chiffres
La forêt recouvre 34 465 hectares répartis en trois
massifs : 6 657 ha pour celui d'Orléans, 13 523
pour celui d'Ingrannes et 14 285 pour celui de Lorris.
La récolte annuelle moyenne est de 160 000 m3 de
bois. La forêt possède 750 espèces végétales. 1
600 cervidés et 3 000 chevreuils sont recensés dans
la forêt domaniale. 5 couples de balbuzards pêcheurs
viennent y nidifier. Autour de l'Etang de la Vallée,
101 espèces d'oiseaux ont été recensées. |
L'histoire de la
forêt d'Orléans
L'actuelle forêt d'Orléans ne constitue plus
qu'une fraction de l'immense forêt des Loges
qui, jusqu'au Moyen-Age, recouvrait 150 000
hectares au nord de la Loire. Aujourd'hui,
on trouve encore la trace de la voie romaine
qui reliait Orléans à Sens. Les défrichements
et la mise en valeur agricole ont fait reculer
la forêt. A la fin du Xe siècle, la forêt
devient propriété royale. Suite à de nombreuses
dotations à des communautés ecclésiastiques,
à des défrichements et des usurpations, les
bois de la couronne n'étaient plus que de
39 000 ha à la fin du XVIe siècle. La forêt
est alors passée sous la coupe du duc d'Orléans.
En 1789, il ne restait plus que 24 000 ha
tandis que le clergé disposait de 17 000 ha.
La Révolution réunifie l'ensemble avant que
la restauration de la royauté en 1815 fasse
l'inverse. En 1848, la forêt d'Orléans est
devenue domaniale sous la responsabilité de
l'administration des Eaux et Forêts qui entreprit
une oeuvre de restauration considérable. Tout
au long de son histoire, la forêt d'Orléans
a servi de lieu de refuge. Ainsi, lors des
guerres de Religion, des rencontres secrètes
pour les Huguenots s'y déroulaient. Et au
cours de la Seconde Guerre Mondiale, la forêt
fut un haut lieu de la Résistance. |
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C'est pratique
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Les bons plans
balades
L'ONF a réalisé nombre de brochures pour faciliter
une découverte intelligente de la forêt :
cartes, guides de promenade ou dépliants thématiques.
Pour une première approche de la forêt d'Orléans,
deux coins peuvent être conseillés : dans
le massif d'Ingrannes, le circuit des Etangs
sur la commune de Vitry-aux-Loges ; dans le
massif de Lorris, le secteur du carrefour
de la Résistance. Tout au long de l'année,
vous pouvez découvrir la forêt d'Orléans avec
les forestiers de l'ONF grâce aux visites
guidées globales ou thématiques (brame du
cerf, champignons, traces d'animaux, balbuzard...)
Renseignements au 02 38 65 47 00.
Un musée des métiers et des légendes :
Un musée sur les métiers et les légendes de
la forêt d'Orléans se trouve à Loury. Le parcours
permet de comprendre les liens indissociables
qui unissent les hommes et la forêt. Loury
possédait depuis déjà quelques années un musée
de la ruralité. Il a été décidé de recentrer
le thème sur la forêt. Désormais, il est possible
de découvrir tous ces petits métiers liés
à la forêt et disparus depuis le début du
XXe siècle. L'autre partie du musée est consacrée
aux légendes du lieu, fruit de l'imaginaire
des gens fascinés par les bruits, les arbres
et les animaux.
Horaires : Jusqu'au 15 avril, visites possibles
sur réservations. Du 16 avril au 30 septembre,
tous les dimanches de 14h30 à 18h, autrement
du mercredi au samedi sur réservations.
Tél. : 02 38 65 42 07.
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