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« Chaux » devant !

Vestige du four de Port-Morand à Chécy.

Vestige du four de Port-Morand à Chécy.

(Photo C. Chenault)

16/06/2012
Hormis à Chécy, Dammarie-sur-Loing, Gy-les-Nonains, La Ferté-Saint-Aubin ou Montecesson, il reste aujourd’hui peu de vestiges des anciens fours à chaux du Loiret.
Dans une quarantaine de communes. Ils étaient pourtant présents dans au moins une quarantaine de communes, certaines d’entre-elles, comme Chécy ou Fay-aux-Loges, en ayant compté jusqu’à six. Après calcination du calcaire dans ces grands fours verticaux, la chaux obtenue était dite "chaux vive". Une fois "éteinte" c’est-à-dire aspergée d’eau, elle donnait de la chaux aérienne ou hydraulique.

La chaux aérienne (chaux grasse), obtenue à partir de calcaire pur, était recherchée par les agriculteurs et les vignerons ; elle était utilisée pour amender les sols arides ou comme désinfectant (chaulage) et entrait également dans la fabrication de certains engrais et produits anticryptogamiques. La chaux hydraulique, issue de calcaire argileux, durcie sous l’action de l’eau et mélangée avec du sable, constituait un excellent mortier.

Transport par bateaux.
Outre la chaux produite localement, de grosses quantités de chaux hydraulique en provenance du bassin de Beffes, dans le Cher, transitaient par le canal d’Orléans. Des entrepôts existaient dans plusieurs ports, notamment à Sury-aux-Bois et Fay-aux-Loges. L’entreprise Courty, d’Orléans, disposait d’un stockage important au Port à l’ardoise, à la limite de Chécy et de Combleux. Des bateaux, transportant jusqu’à 2000 sacs de chaux de 40 kg chacun, approvisionnaient ce dépôt pour les marchands de matériaux et constructeurs orléanais.

Toutefois, concurrencé par le ciment, l’usage de la chaux diminue peu à peu. La plupart des fours à chaux disparaît à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. On note encore des marchands de chaux hydraulique (Fay-aux-Loges, Lorris, Neuville-aux-Bois), voire des fours à chaux (Gien, Briare) jusque dans les années 1930. Cinq communes du Loiret gardent une "Rue du four à chaux", sans compter les nombreux lieux-dits "Fourneaux", qui peuvent désigner un four ou une carrière de pierres à chaux. A signaler, enfin, que la sucrerie de Pithiviers-le-Veil dispose toujours d’un four à chaux en activité.

C.Chenault 

Pour en savoir plus

L’exposition "Construire le patrimoine du Loiret", réalisée par la Conservation départementale du Loiret, évoque les fours à chaux :
  • du 24 au 30 mai, à la salle des fêtes du Parville, à Beaune-la-Rolande ;
  • du 7 juin au 4 juillet, à l’office de tourisme de Beaulieu-sur-Loire ;
  • du 31 août au 1er décembre, au Musée de l’artisanat rural ancien de Tigy.



Rédigé par Alexandre Varagic

mise à jour le 7 juin 2012