Peintre méconnu, né à Bonny-sur-Loire le 20 février 1854, Désiré Lubin sera au cœur du nouveau musée d'Art et d'Histoire de Pithiviers. Les visiteurs pourront y découvrir son atelier reconstitué et l'ensemble de son œuvre restaurée.
Une solide formation académique. D'abord imprégné par la peinture classique au sortir du lycée en 1870, Désiré Lubin a particulièrement étudié les grands peintres romantiques. Ses premiers tableaux révèlent ainsi l'influence de Delacroix tempérée par celle, plus calme de son maître Léon Bonnat dont il fréquente l'atelier. De Bonnat, il apprend l'art du portrait, genre qui domine son oeuvre.
Il intègre ensuite l'Académie Julian, véritable anti-chambre de l'Ecole des Beaux-Arts, où il trouve une solide formation académique.Aux premières toiles imprégnées de romantisme succèderont rapidement, sous l'influence notamment de Courbet, des scènes de vie souvent rurales traitées avec réalisme. En 1882, il obtient une récompense pour "La Grève des forgerons", une illustration poignante d'un poème de François Coppée.
Peintre et voyageur. Il se marie et s'installe alors au château du Cas Rouge, à Neuville-aux-Bois où il puise parmi les habitants des modèles de ses tableaux. En 1898, il abandonne pour un temps la peinture et prend la direction de l'agence de voyage fondée par son père, voyageant régulièrement au Maghreb, dans le Levant et jusqu'en Extrême Orient.
Il reprend ses pinceaux en 1904 mais ne réalise plus de grandes compositions, se contentant de faire les portrais de ses proches et de peindre de petits paysages en impressionniste.Vitrine quasi encyclopédique de la peinture française au XIXe siècle, Désiré Lubin lègue à sa mort en 1929 tout son atelier avec les meubles et les toiles à la Ville de Pithiviers qui s'engage à le reconstituer dans une des salles du musée.
M.Vassal