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Quels sont aujourd’hui les champs d’action d’Oséo Centre en matière de soutien aux entreprises locales ?
Oséo intervient sur trois métiers complémentaires, tournés vers les chefs d’entreprises. Oséo Financement, ex-BDPME, accorde des crédits pour financer les projets structurants (bâtiments, machines, croissance externe, etc.) des PME et ETI **, ainsi que pour accorder, via les banques traditionnelles, des Prêts à la création d’entreprise (PCE) de 2000 à 7000€ pour les plus petites structures (TPE). Oséo Garantie, ex-Sofaris, garantit, comme son nom l’indique, les prêts que les banques accordent au dossiers les plus risqués de création ou reprise, d’innovation, d’exportation, etc. ; jusqu’à 100 K€, les banques disposent d’ailleurs d’une délégation de décision. Enfin, Oséo Innovation, ex-Anvar, finance les programmes de R&D des entreprises de toute taille, de la TPE à l’ETI.
Pourquoi dites-vous que 2009 a été une année particulièrement intense ? Comment cela se traduit-il dans les chiffres ?
Il faut savoir que, dans le Centre comme ailleurs, Oséo a été associé au dispositif anti-crise élaboré par le gouvernement. Ainsi, sur les 411 M€ de prêts garantis en 2009, 129 M€ l’ont été dans le cadre du Plan de relance ; et, dans le même temps, nous avons financé 146 M€ en partenariats avec les banques et les organismes de fonds propres, tout en prenant 38 M€ de risque en matière d’innovation. Pour parler plus spécifiquement du Loiret, 150 M€ ont été financés ou garantis, tandis que 3 M€ prêtés par Oséo Innovation ont suscité un investissement global de 10 M€ par les entreprises du département.
Dans le Loiret justement, un partenariat original avec le Conseil général permet à Oséo d’en faire davantage pour les entreprises. Pouvez-vous nous en dire plus ?
En effet, Oséo Innovation a signé une convention de partenariat avec le Conseil général du Loiret, pour un dispositif particulièrement efficace. Ainsi, quand nous acceptons de prêter un euro pour financer un projet de R&D ou un projet innovant, le Département abonde cette aide en accordant 10% de plus, soit 300 000 € globalement en 2009. C’est une spécificité qui permet aux entreprises locales d’être davantage soutenues dans les projets innovants.
Comment parvenez-vous à garantir les risques parfois très élevés que prennent les entrepreneurs ?
Pour donner la priorité aux trois « I » que sont l’innovation, l’investissement et l’international, nous devons en effet prendre des risques et inciter nos partenaires, notamment bancaires, à en prendre aussi. Toutefois, nous maîtrisons ces risques : chaque fois que nous prêtons un euro, nous provisionnons une somme proportionnelle au risque que nous mesurons. Oséo, qui gère quelque 5 Mds€ de fonds publics, ne perd donc pas d’argent, les échecs étant compensés par les intérêts de placements prudentiels...
L. Bigot
* Il a succédé à Dominique Combe-Laboissière en septembre 2010.
** Les ETI sont les Entreprises de taille intermédiaire, jusqu'à 5000 personnes.
Rédigé par Barthélemy Sanson
mise à jour le 18 janvier 2011