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Un pasteur et ses brebis

Michel Crèche

Michel Crèche

Crédit : D.C

08/07/2005
Michel Crèche est berger. On peut l'apercevoir, au moment de l'estive, avec son troupeau de brebis solognotes dans le superbe paysage du méandre de Guilly. Là-bas, il contribue de manière naturelle à la protection des berges de Loire.
Une reconversion réussie. "J'ai un atome crochu avec la Loire, et un autre avec les brebis solognotes"... De cette combinaison inédite, Michel Crèche a fait une profession : berger. Ainsi, avec sa chienne Tatou et les 200 bêtes de son troupeau, il vit sur les bords du fleuve. "Je travaille pour un entrepreneur en entretien d'espaces verts. Mais son matériel, ce sont mes brebis !" Agriculteur dans le Loir-et-Cher, Michel s'est reconverti dans le pastoralisme après un grave accident de la route. "Je suis maintenant berger depuis 1999. Et mon association avec les brebis tourne au mieux".

Appréciée pour sa viande, la Solognote a les qualités nécessaires à la vie en bord de Loire. "Elle ne nécessite que quelques euros de soins vétérinaires par an" se félicite Michel. Intarissable sur son troupeau, il l'est aussi sur son environnement. "Il y a longtemps de cela, la Loire était naviguée. Elle n'était pas pourtant pas plus facile qu'aujourd'hui. Puis les progrès technologiques lui ont fait perdre de son importance comme moyen de communication et ses berges ont été laissées à l'abandon".

Le bonheur est dans le pré.
D'où la présence de Michel et de ses brebis. "Réintroduire le pastoralisme, explique-t-il, n'est pas un archaïsme. C'est créer un futur qui tient compte des savoirs oubliés. C'est cela, le développement durable !". Si ce métier est gratifiant, il n'est guère rémunérateur. "Je n'ai pas d'économies, pas de plan de carrière. Je vis chichement, en évitant de me créer des besoins". Michel mène donc une vie simple, dont il n'entend pas se laisser distraire. "Je me lève tous les matins à 4h30. Je hume l'air, je lâche les brebis... Je suis bien."

P.C.

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mise à jour le 24 janvier 2011